La beauté du désert n’est pas un mirage

Pour comprendre le fil d’Ariane de mon défi “1 image, 1 histoire”, commencez par lire la genèse de l’aventurePourquoi je vais vous raconter 52 histoires avec une photo, à raison d’une anecdote pendant 1 an . 52 photos, 52 histoires pour raconter mes 20 ans de voyages . 52 semaines pour parler de la photo de voyage  et de l’importance des photos dans la vie de chacun d’entre nous. Vous aimez les histoires, vous aimez la photo, Ecrivez la votre et envoyez-moi votre anecdote. Chaque mois je publierai une de vos photos avec votre récit de voyage ! Nos souvenirs sont trop beaux pour rester au fond du placard ! Alors dépoussiérez vos photos. Si vous faites des images, c’est pour les faire vivre !

Episode 3/52 – La beauté du désert n’est pas un mirage

Cette image, cette histoire ne ressemble en rien aux anecdotes de mon défi photographique. Ne croyez pas que je me dévoilerai une fois de plus sans retenue. Mais il s’agit de ma traversée du désert. Il me suffira, dans les années qui ont suivi, de repenser à cette image, à cet instant pour relativiser toutes les embûches que la vie nous imposent. Nous sommes si peu de chose !

Il s’agit probablement du sentiment le plus fort que j’ai pu ressentir dans mes voyages. Ecouter le silence, on m’en avait parlé. Jamais je n’aurais imaginé que le silence pouvait être tellement assourdissant à en avoir mal aux tympans. Les acouphènes  résonnent dans ma tête.

Je voulais toucher cette sensation que les hommes du désert décrivent. Un sentiment d’humilité et de liberté. L’infiniment petit que nous sommes au milieu de l’immensité.

En binôme avec un pilote chevronné, je me suis formée pendant 1 mois à la navigation pour vivre cette aventure. Une carte IGN, un compas et la peur au ventre de ne pas y arriver – Voilà ce qui m’accompagnera pendant 3 semaines dans ma traversée d’un désert Libyen. Des paysages d’une beauté dépassant mon imagination, cette immensité de l’erg du Sahara.

Le bivouac installé, j’ai sorti mon appareil photo pour me souvenir à jamais d’un des plus beaux instants de ma vie. La magie s’est installée, la belle lumière du couchant est apparue comme par enchantement. Et j’ai savouré cet instant, je me suis remplie de cette énergie que seule la nature sait nous donner. Et, vous savez quoi, je n’ai pas appuyé sur le déclencheur. Non,  je n’ai pas laissé de trace de ce moment, mais il est dans ma tête. Et il me suffit de fermer les yeux pour revivre cet instant.

J’ai, durant ce voyage,découvert les limites de la photographie et repoussé les miennes. Une émotion,  pour une fois, que je ne savais pas traduire par une image et quelques mots. Ils ne suffiront pas à “dessiner” ce sentiment. De retour de ce voyage, j’ai compris que l’apprentissage de la photographie, comme de la vie, n’avait pas de fin. Une de mes certitudes est mise à mal, mon approche photographique à ses limites. Tant que nous avons à apprendre, il y a un enseignement à tirer de toute chose qui nous tire vers le haut. Mais, il faut se rendre à l’évidence, la nature a toujours le dessus même sur ma passion de la photographie.

Je suis ressortie grandie de cette première traversée du désert, et il y en aura bien d’autres. Chaque année durant 5 ans, cette immensité m’appellera, irrésistiblement. D’autres images, d’autres histoires.

Un événement incroyable s’est produit à la fin de cette traversée du désert. Je suis sortie de ce pays cachée dans une valise diplomatique, mais ça c’est une autre histoire . A suivre !

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2 commentaires à propos de “La beauté du désert n’est pas un mirage

  1. Oui, C’est vrai …!!!
    En lisant ce récit , je revis mon voyage dans le désert marocain.
    Moi aussi, je suis revenue  » grandie  » , remplie d’émotions, de belles images, de beaux visages…
    Merci Marie-Ange. Trés Belle histoire .

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