1 image – 1 histoire, ZANZIBAR

Pour comprendre le fil d’Ariane de mon défi “1 image, 1 histoire”, commencez par lire la genèse de l’aventurePourquoi je vais vous raconter 52 histoires avec une photo, à raison d’une anecdote pendant 1 an . 52 photos, 52 histoires pour raconter mes 20 ans de voyages . 52 semaines pour parler de la photo de voyage  et de l’importance des photos dans la vie de chacun d’entre nous. Vous aimez les histoires, vous aimez la photo, Ecrivez la votre et envoyez-moi votre anecdote. Chaque mois je publierai une de vos photos avec votre récit de voyage ! Nos souvenirs sont trop beaux pour rester au fond du placard ! Alors dépoussiérez vos photos. Si vous faites des images, c’est pour les faire vivre !

Episode 9/52 

Zanzibar…. Un lieu mythique

Zanzibar un lieu mythique

Zanzibar un lieu mythique

Je n’ai pas oublié l’excitation qui m’habitait pendant la traversée du Canal du Mozambique, à bord du « cheval volant », de Dar Es Salam à Stone Town, la « Ville de Pierre » de Zanzibar. Il faudrait bien mille et une nuits pour vous raconter toute l’histoire de cette île fabuleuse, objet de toutes les convoitises, aux limites du royaume de Saba. Près de 2 siècles après l’équipage des « Cinq semaines en ballon » – le premier roman des « voyages extraordinaires » de Jules Verne – j’allais moi aussi découvrir les multiples facettes de ce joyau de la culture swahilie.

Bercée par une paisible navigation, mon impatience se nourrissait autant des rêves d’aventure de mon enfance que de tout ce que j’avais pu apprendre du passé tumultueux de Zanzibar. Mon imagination était déjà lancée au grand galop quand l’île m’est apparue et la charge émotionnelle s’est amplifiée tout au long de l’approche. A l’arrivée près des côtes, le ferry longe encore toute la vieille « Ville de Pierre » avant d’atteindre son terminal et je n’ai pas de mots pour décrire la force et l’amplitude des émotions qui m’ont subjuguée pendant ces derniers instants à bord du « flying horse ».

Mes pieds ont bien touché terre dans la cohue du débarquement et la file d’attente aux formalités douanières a bel et bien finit de me ramener à la réalité. Une fois passée l’énorme porte donnant sur la ville, j’avais bien toute ma tête (et mon sac) sur les épaules, seules mes jambes avaient encore besoin de se dégourdir. Le front de mer était encore trop exposé à l’ardeur du soleil alors que l’ombre des ruelles semblait me tendre les bras. Le cœur de Stone Town est un tissu de venelles et de passages étroits où le temps lui-même semble avoir d’autres lois. Je me suis laissée porter par une sorte de charme envoûtant pour me retrouver sur la terrasse de l’Africa House à l’heure exacte du dernier rendez-vous de la journée…

Je n’ai pas de cliché de ce coucher du soleil à Zanzibar, c’est tout mon être qui en porte la trace indélébile ! Le présent de cet instant fut celui d’un alignement parfait entre l’astre du jour finissant et la « Ville de Pierre » derrière moi. La perfection d’un équilibre entre l’accomplissement de mon rêve d’enfance et ma prise de conscience d’une lourde part de la mémoire collective de l’humanité. Zanzibar était le centre d’un monde basé sur l’esclavage et, comme partout ailleurs, le passé y est une base au présent et à l’avenir des peuples. La photo choisie est prise à l’Est de l’île, du côté du levant. Le contraste est saisissant entre la couleur de la peau de cette femme et la blancheur du sable où elle est assise. Cette Zanzibarie est une île en soi, installée à quelques mètres du rivage. Elle est paisiblement occupée à sa tâche quotidienne et son regard est libre, à tout moment, d’englober l’horizon.

Si cette image et ces quelques lignes vous ont plu, laissez moi un commentaire ci-dessous !

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Un commentaire à propos de “1 image – 1 histoire, ZANZIBAR

  1. Quelle image magnifique ! Tout y est : les contrastes, les couleurs, la lumière, une excellente gestion de la profondeur de champs (cela apporte tellement de possibilités créatives !) et bien sûr, une belle histoire racontée par cette photo. Ce dernier élément est le plus difficile à insuffler à une photo. Souvent, au départ de nos photos, nous arrivons à reconstruire l’histoire car nous y étions,… Pour ceux qui n’y étaient pas, c’est tout autre chose. Une forme de simplicité (dans le sens moins d’éléments) est alors nécessaire pour la clarté du propos. C’est le cas ici avec cette photo. Un superbe travail.
    https://www.flickr.com/photos/yvessouris/

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